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Un
anthologie
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Retour au menu spécial "Toile de l'Un" pour le Printemps des Poètes
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ÉCRIS entre rêves
et réveils
pour dépasser
à temps l¹éternité l¹être suit.
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L'intégrale
d'une oeuvre commune |
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| Saison
Soudain je suis
tombé au milieu de ce pays de lèvres
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| Porter
l'espoir
Porter l'espoir Traquer l'espoir
es ses sources Le délivrer
des argiles pour qu'une femme vienne y puiser un matin Lumière ruisselante entre ses doigts et sur sa peau Porter l'espoir
comme elle Porter l'espoir Semer en ton ventre notre espérance L'irriguer de nos
voix Témoin vivant de notre amour L'enfant sanglé
aux reins Et les peuples
te suivent Les peuples nous
ressemblent Porter l'espoir
Porter l'espoir
deux à deux
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RENOUVEAU © Jean-Luc Moreau |
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| Tu
ne peux plus prier mais tu pries quand même Tu ne sais pas
chanter Et c'est le poème qui chante et prie
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Cet instant, d'entre tous les instants, le voilà, l'espéré, l'inespéré. Une fois encore tu goûtes, en reconnais la saveur unique, familière pourtant. Instant où l'on se hisse. C'est ça: on arrive, c'est là et déjà c'est échappé. De si peu, tu gardes cependant sur la langue la saveur. Qui te comble et te légitime. Ce qui fut, ce qui fuit. J'ai été heureux, je le suis. © Claude Vercey |
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Laisse-moi croire
que tu es bon Laisse-moi croire
que tu es pur Laisse-moi croire
que tu es doux Laisse-moi croire
que tu es vrai Laisse-moi me blesser
à la pierre tranchante ! Laisse-moi croire
que le bonheur est possible. |
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| Pour
vivre
pour vivre, un seul regard
suffit visage unique, éclair d'un
songe
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Lui Celui qui se tient
derrière toi, Invisible Au creux de son
épaule Il est ta certitude. Sa compassion délivre à l'infini l'espoir la liberté. |
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| Partir
le jour la nuit et tout recommencer Voguer vers ceux
qui ont besoin de nous Lire dans leurs
yeux ces mots Naître à nouveau dans la blondeur de cette Terre Marcher dans la blancheur étrange des cerisiers Grandir Ne jamais plus revoir le sang, la guerre Oser, pour l'avenir,
planter des champs de rêves,
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| Cet
arbre qui souffrait nous quitte maintenant vers le haut Rien ne le gêne Il nous condamne
au sol comme espoir |
Sous
la peau l'idée errante du bonheur se met un instant à l'abri La saisir Elle ne laisse
qu'une matière Mine de rien |
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La
sitelle creuse le tronc
du marronnier vite avant les ultramodernes moissons Les feuilles se donnent le mot Quelle récréation ! Des boisseaux de cordes pendront aux portemanteaux et les marelles pâliront ennuyées Quelques moineaux sont tombés Que fais-tu là Enfance © Hervé Gouzerh |
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| Tu
voudrais fixer les couleurs
Etre sûr que les bleus sont en marche Qu'ils purgeront
tes rêves Tu accroches tes
yeux Tu nommes chaque
objet Tu vois toujours
plus haut Dans ton geste © Alain Boudet |
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Un
tout petit espoir se glisse dans la page, s'étire, fait son nid à l'encre violette. Parlait de notre enfance. Le jour n'en finit pas de vieillir. Silencieux. Dans nos pas. Et dans les encriers de l'école oubliée. Tu cours vers la maison. Tu te rappelles. La lumière peinait à éclairer la pièce. La peur est conviviale dans les ténèbres de l'histoire. On respire. Vous n'aviez pas d'amis, dit-il. La guerre. On entend à nouveau le canon dans la bouche sanglante du temps. Et l'enfant. Qui pleure. Oui, c'était. Une page tournée. Des ratures de vie. Le jour à l'envers. Et tes doigts tachés d'encre. L'espoir s'est endormi entre les lignes du cahier. Le lit de l'heure est un berceau. Tu te souviens. Nous deux. Et ta main. Dans la mienne. On entend les avions. Le ciel est un métier. La guerre y tisse des éclairs. Et la mort. Ce jour-là viendra bien. L'espoir s'est fait petit, dans l'encoignure de ta vie. Caché dans la pénombre. Demain sera. Demain, ma voix encore. Venue pour toi du fond des temps. Accordée à tous les dires. Regardez : la prairie à l'aube offrait ses perles de lumière. Ainsi, l'espoir prenait rang parmi nous. Les mots chantaient clair dans le cahier du jour. Des paroles de joie, qui brûlaient dans la brume. Une grande clarté dans l'obscur de nos vies © Claude Cailleau |
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| A
lhorizon de toutes choses Il y a des roses Et un jardin Et des fontaines
deau Puis un chemin
sans destinée A lhorizon
de toutes choses
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| L'espoir
Hommes de la terre, © Tommaso
Di Ciaula |
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| une
journée bien ordinaire
j'ai parlé
avec des enfants, leurs yeux bien ouverts Paul Badin (Chantier mobile) |
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| De
plein fouet, l'espoir éclôt du silence au bord des lèvres le sens gicle un grand fauve au bord de l'ombre - robe de feu sous
la lune livide, bondit du secret et s'offre à la lumière Et toujours ces
vastes étendues © Geneviève Deplatière |
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| LA
NUIT L'ESPOIR
La nuit on se parle sans se dire un mot sans se dire
les mots qui blessent La nuit sans
rien comprendre en cela nous ressemblons à la création et l'air,
La nuit,
tout est humain ou pourrait l'être © Bernard Gueit |
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| EQUILIBRE
La haie tremble Qu'y a-t-il derrière ? Le ciel qui mange la terre ? Un tourbillon
qui roule La tête
tournée vers les étoiles Les étoiles filantes sont passées. Elles vont
toujours hésitantes Mon bras
tendu vers l'infini Je cours
sur le chemin Leurs visages
très vite Sébastien Annereau |
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© Alain Boudet