Cette page vous propose d'aller à la rencontre de cinquante cinq poètes d'Europe. Vous y découvrirez, dans leur langue d'origine et en traduction, des textes contemporains. Loin de se vouloir exhaustive ou universitaire, l'approche est davantage un feuilletage, au gré de coups de coeur. Un travail d'abeille, en quelque sorte... Butinez bien, vous aussi.
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(France) |
(Espagne) |
(Grande-Bretagne) |
(Grande-Bretagne) |
(Allemagne) |
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(Roumanie) |
(Belgique flamande) |
(Grande-Bretagne et globe-trotter) |
(Italie) |
(Allemagne) |
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(Portugal) |
(Belgique flamande) |
(Finlande) |
(France) |
(Moldavie) |
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(Italie) |
(Bosnie-Herzégovine) |
(Finlande) |
(Suède) |
(Hongrie) |
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(Irlande) |
(Espagne) |
Alojz Ihan (Slovénie) |
(Suède) |
(Suisse) |
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(Suisse) |
(Italie) |
Àlex Susanna (Espagne catalane) |
(Croate) |
(Allemagne) |
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(Grèce) |
(Suède) |
Marc Dugardin (Belgique francophone) |
(Chypre) |
(Italie) |
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(Slovénie) |
(Portugal) |
Günter Kunert (Allemagne) |
(Espagne) |
(Belgique francophone) |
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(Portugal) |
(Italie) |
Franz Tumler (Autriche) |
(Suissse romanche) |
(Moldavie) |
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(Islande) |
(Bulgarie) |
Viivi Luik (Estonie) |
(Luxembourg) |
(Pays-Bas) |
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(Roumanie) |
(Belgique francophone) |
Keith Barnes (Grande Bretagne) |
Ali Podrimja (Albanie) |
Ivan Borislasov (Bulgarie) |
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Knut Skujenieks |
Tomaz Salamun (Slovénie) |
Aonghas MacNeacail (Ecosse, Grande-Bretagne) |
Kostas Koutsourelis (Grèce) |
Eqrem Basha (Albanie) |
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Franco Prete (Italie) |
Guéorgui Gospodinov (Bulgarie) |
Georges Jean (France) |
Paula Meehan (Irlande) |
Kiril Kadiiski (Bulgarie) |
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Luan Rama (Albanie) |
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| Te contemplas en el
espejo. Sonríes. Quién responde.
A veces hay ruidos. Alguien al bajar la calle, sus pasos, un coche, varios, una motocicleta. Luego una voz débil. Una voz de mujer. La voz conversa sin vida. Un murmullo apagado que enmudece de pronto. Nuevos pasos. Alguien por la calle al sol. El paso es decidido, enérgico. Como si deseara oírse. Se aleja. Nadie. En la ducha. Meditación sobre el agua, sus gotas, sus átomos infinitos. La lluvia golpea el rostro con dedos innumerables. Pensar et rostro que se deshace, lentamente. Rostro múltiple, disuelto, desplomado sobre el torso, confusión de gotas que se deslizan, dispersan, reúnen. Torbellino final, desagüe, abandonar la luz, caer, perderse. Algo ha debido despertarte. Desde la ventana, sin abrirla, observas la luz del farol, su parpadeo amarillo. Pasa un coche. Nada acontece. La calima cubre hoy la ciudad. Amortaja las casas. El
horizonte. Comenzar. Reescribirlo todo. Partir de la desnudez. Del simulacro de la desnudez. En el instante disgregador. Trazos, gestos, manchas de tinta. Relectura. Comenzar de nuevo. Signo tras signo. Tal vez describir. Enumerar, secuenciar los hechos : una
mesa, un libro abierto, esta cama, las palabras, la luz que se detiene,
el aire, su quietud inaudible. (Elogio de la inmovilidad) |
Tu te regardes dans le
miroir. Tu souris. Qui répond.
Parfois il y a des bruits. Quelqu’un descend la rue, ses pas, une voiture, plusieurs, une moto. Puis une voix très faible. Une voix de femme. La voix parle sans vie. Murmure étouffé qui se perd. D’autres pas. Quelqu’un dans la rue au soleil. Le pas est ferme, énergique. Comme mû par le désir de s’entendre. S’éloigne. Personne. Dans la douche. Méditation sur l’eau, ses gouttes, ses atomes infinis. La pluie frappe le visage de ses doigts innombrables. Penser le visage qui se défait, lentement. Visage multiple, dissout, effondré sur le torse, gouttes désordonnées qui fuient, se dispersent, se rejoignent. Tourbillon final, écoulement, quitter la lumière, tomber, se perdre. Quelqu’un a dû t’éveiller. Depuis la fenêtre, sans l’ouvrir, tu observes la lueur du lampadaire, indécise, jaune. Une voiture passe. Rien n'arrive. Une brume
de sable recouvre la ville aujourd’hui. Ensevelit les maisons.
L’horizon. Commencer. Tout réécrire. Partir de la nudité. Du simulacre de la nudité. Dans l’instant destructeur. Traits, gestes, taches d’encre. Seconde lecture. Recommencer. Signe après signe. Décrire
peut-être. Enumérer, enchaîner les faits: une table,
un livre ouvert, ce lit, les mots, la lumière qui
s’attarde, l’air, calme, inaudible. (Eloge de l'immobilité) |
| THE BROKEN ROAD
Water on the fields Tarmac over flints Walking again is it the road bears us up As the upper sky darkens The stones grow luminous as they dim Out of the blue-blacks of the tar Light is a bloom It powders up under our feet |
extrait de
Selected poems traduction de Claude Held Roger Garfitt est un poète du regard et de la conscience de l’histoire; célébrant les nuances de la lumière, il lit aussi dans les paysages l’inscription du vécu, la trace notamment de ces vies innombrables “passées sous silence, dorénavant indicibles”. Il habite dans le Shropshire et ses Chants de Frontière, suite de poèmes ancrés dans l’histoire des confins du pays de Galles, sont gravés sur des plaques de verre conservées au Centre Régional de Documentation et de Recherche de Shrewsbury. Ses Poèmes Choisis sont publiés par Carcanet. |
LA ROUTE ROMPUE
L’eau
dans les champs L’asphalte
sur les silex Suivre
encore une fois est-ce la
route qui nous porte Le haut du
ciel s’assombrit : Les pierres, soudain lumineuses, s'estompent D’entre
les bleus noirs du goudron La
lumière est fleur Elle poudroie sous nos pieds |
| Sketch
Yielded to windless air
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Extraits de Collected Poems, 1985 Découvrez le site des éditions Bloodaxe traduction de Claude Held Frances Horovitz était particulièrement sensible aux grands espaces naturels : vallée isolée des Cotswold où elle a vécu dix ans, terres hautes venteuses du Mur d’Adrien où elle a passé deux hivers décisifs, confins du pays de Galles où elle s’établit quelque temps avant de mourir prématurément d’un cancer. Elle utilisait souvent le haiku comme esquisse, façon de noter ses impressions dans un premier jet. Son Oeuvre Poétique est publiée par Bloodaxe.
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Esquisse
Livrée
à un air immobile Une autre ébauche datant de l'époque de Lumière de Neige, Lumière d'Eau : écrite à la ferme de Kiln Hill, sur le site du Mur d'Hadrien, vers la fin de 1981. |
| Orcop Haiku
Garway HiIl through rain |
Haïku
d'Orcop
Colline de
Garway sous la pluie Le dernier poème que Frances écrivit. Depuis des mois elle ne quittait plus son lit, son monde se limitait à ce qu'elle voyait par la fenêtre. |
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| Orkney
a scapular of sea
feather, mouse-skull, broken
a roofless cottage
your eyes, my eyes
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Orkney
un
scapulaire de mer
plume,
crâne de souris, coquille
une petite
maison sans toit
les yeux,
mes yeux d'un carnet où Frances jetait des notes lors d'une visite à Orkney en avril 1982. Comme très souvent elle leur donna la forme du haïku ou proche du haïku. |
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| Wilson Ward
earless |
Salle
Wilson
sans
oreilles Ecrit à l'hôpital en août 1983 : "c'est tout ce que je peux faire en ce moment". |
| Chiusi nel sogno
Nati dal corpo di |
Traduction de Lorand Gaspar Né en 1949, Paolo Ruffilli a enseigné à l'université de Bologne. Il est responsable des éditions du Léon à Venise et tient la rubrique de critique littéraire du journal "Il Resto del Carlino" de Bologne. Il a publié 8 volumes de poésie depuis 1972 dont le plus important est Piccola colazione (Garzanti 1987). Il a également publié des nouvelles et des essais. En ligne, le site personnel de Paolo Ruffilli. |
Prisonniers du
rêve
Issus du
corps de |