René Char

La vie de René Char
L'oeuvre de René Char
Fêter René Char

Timbre à l'effigie de René Char édité par la Poste en 1991

Nouveau sur cette page

Numéro spécial de Télérama".
Infos en ligne.

René Char sur "Poésie en liberté"
à propos de lettera amorosa
Thema sur ARTE : Char résistant
Des pistes d'activité en arts plastiques

René Char : biographie

Né en 1907 à L'Isle sur la Sorgue, René Char adhère à 22 ans au mouvement surréaliste. Il signe un recueil en commun avec Breton et Eluard mais reprend bien vite son indépendance en 1934.
Son oeuvre sera désormais celle d'un solitaire et d'un homme d'action en prise avec son temps : en 1937, il dédie son Placard pour un chemin des écoliers aux 'enfants d'Espagne'.
Démobilisé en 1940, il entre presque aussitôt dans la Résistance sous le nom de guerre d'Alexandre. Cette expérience sera relatée dans 'Les Feuillets d'Hypnos' (1946). Après la Libération, 'Seuls demeurent' (1945), somme des temps de guerre, est suivi du 'Poème pulvérisé' (1947), de 'Fureur et mystère' (1948) et des 'Matinaux' (1950) qui ont 'mission d'éveiller', au sortir de la réclusion, aux mille ruisseaux de la vie diurne.


René Char a beaucoup travaillé avec les peintres de son temps : Braque, Miro. On trouve des réalisations nées de ces collaborations au musée François Pétrarque de Fontaine-de-Vaucluse.
Tout son travaild'écriture poétique résidait dans l'épuration de ses phrases jusqu'à les réduire à de fulgurants instantanés.

Il a vécu à l'Isle-sur-la-Sorgue jusqu'à sa mort en 1988.

Voir l'article concernant René Char sur Wikipédia

Savoir ou ne pas savoir ...

"Lire René Char". Une exposition rencontre avec Paul Badin à la bibliothèque Toussaint à Angers le 13 mars 2007 à 18 heures.

Tout sur le centenaire de René Char sur le site Educnet.

Rien de tel que de tester vos connaissance concernant René Char. Vous pouvez pour cela répondre au QUIZZ préparé par TV5Monde à cette adresse.

René Char dans les souvenirs de José Corti.

À propos de René Char sur le site Esprits Nomades. Un article de Gil Pressnitzer.

Lire des textes de René Char sur le site Pierre de lune.

René Char sur Remue.net par Jean-Marie Barnaud.

Découvrir le séjour de Char en Alsace pendant la guerre.

Un enregistrement sur CD de l'émission "Poètes, vos papiers" (Radio Zinzine) consacrée à René Char avec Raymond Jean. Contact : Radio Zinzine, F-04300 Limans. Il existe aussi d'autres enregistrements d'émissions concernant des poètes dont une à propos de Guillevic avec Maxime Piolot.

Des ouvrages pour mieux connaître René Char :

L'atelier du poète - Marie-Claude Char (Gallimard, collection Quarto, 1996)
L'Eclair au front - Laurent Greisalmer (Fayard, 2004). Une présentation.
René Char ou le mystère partagé - Jean Voellmy (Champ Vallon, 1989)
Fragments des Busclats - Paul Badin (1988 , épuisé. Réédition à paraître)
René Char 1. Le « pays » dans la poésie de Char de 1946 à 1970. Textes réunis par Danièle Leclair et Patrick Née. (Paris-Caen, Lettres Modernes Minard, « La Revue des lettres modernes », 2005). Voir la présentation.

 

Les lieux de mémoire :

La Maison de René Char
Hôtel Donadéï de Campredon
20 rue du Docteur Tallet
84800 L'Isle-sur-la-Sorgue (France)
Tél. : 04 90 38 17 41 - Fax : 04 90 38 65 47

Le Musée François Pétrarque
84800 Fontaine-de-Vaucluse (France)
Tél. : 04.90.20.37.20 - Fax : 04.90.20.53.45
Courriel : musee-biblio-petrarque@cg84.fr


Une illustration de Georges Braque pour Lettera amorosa
(carte postale)
© Fonds du Musée Pétrarque - Fontaine de Vaucluse

À propos de lettera amorosa

René Char écrit le long poème Lettera amorosa en 1951-1952. En 1963, Edwin Engelberts l'édite à Genève, illustré de 27 lithographies de Georges Braque. L'ouvrage est rapidement considéré par la critique d'art et les bibliophiles comme une des plus hautes réussites du livre d'art au vingtième siècle.

"Inutile de chercher à s'interroger pour savoir à qui est adressée cette Lettera amorosa, d'autant que Char nous a indiqué son véritable destinataire. Il se trouve clairement désigné dans le bandeau qui, en 1953 accompagnait la première parution de ce texte. On le trouve reproduit dans le volume de la Pléiade à la page 655. Le voici : " Amants qui n'êtes qu'à vous mêmes, aux rues, aux boies et à la poésie : couples aux prises avec tout le risque, dans l'absence, dans le retour, mais aussi dans le temps brutal ; dans ce poème il n'est question que de vous." (Alain Freixe)

Lire la suite sur le blog La poésie et ses entours .

Sur ARTE : Thema - Provence, entre exil et résistance - vendredi 9 mars, 22 h 10
Cette Thema nous propose trois documentaires, à la rencontre de René Char et Aragon pendant les temps sombres de l’Occupation.

René Char, nom de guerre Alexandre

Cette émission fait l’objet d’un dossier pédagogique. (PDF, 197 ko) http://www.cndp.fr/tice/teledoc/mire/teledoc_renechar.pdf
Très tôt, le poète s’engagea dans la Résistance, passa au maquis dans la région de Céreste, en Provence, et renonça à publier pendant ces années de fureur et de mystère.
[14-18 ans]

Le site "Poésie en Liberté propose un dossier en ligne consacré à René Char. Il est très bien fait, évolutif, dynamique. Incontournable à cette adresse.

Des pistes en arts plastiques
(Jean-Pierre Cavanna, conseiller pédagogique, Sarthe)

Les quatre propositions qui suivent accompagnent des textes de Feuillets d’Hypnos in Fureur et mystère (Gallimard)

 

Dans nos ténèbres, il n’y a pas de place pour la Beauté. Toute la place est pour la Beauté. (p. 237)

La Beauté

Qu’est-ce que la Beauté pour vous ? Traduire en couleurs le beau : couleurs lumineuses ? Claires ? Dorées ? Mais la mode est au noir. Un tableau de Soulages tout noir sera beau de ses brillances, de ses textures (rainures, traces, sillons gravés dans la matière). Tout le monde paraît-il aime le bleu ! Etes-vous d’accord. ?
Choisir sa couleur de la beauté. Une ou deux couleurs qui rempliront entièrement le support choisi qui sera le plus grand possible. Par exemple : 3 ou 4 enfants qui auront choisi la même couleur s’attaqueront à une feuille d’1m x 1m.Travailler la matière. Laisser des traces dans la matière (peinture gouache ou acrylique, peinture au doigt).

C’est l’heure où les fenêtres s’échappent des maisons pour s’allumer au bout du monde où va poindre notre monde. (p. 180)

La Fenêtre

La fenêtre est une image du regard. Elle ouvre l’imaginaire au mystère, à la nouveauté, à la surprise. Ouvrons nos fenêtres à la lumière, à la couleur.
Une boîte en carton debout dont on a ouvert les rabats crée une fenêtre ouverte. On peint l’intérieur et l’extérieur de cette boîte aux couleurs de la lumière, des lumières : ça brille, c’est clair, c’est lumineux. Dans le fond de la boîte on peut aménager des ouvertures qui feront entrer la lumière. Du plastique transparent ou tout autre matériau transparent pourra renforcer cette idée de visibilité lumineuse.

 

Le peuple des prés m’enchante. Sa beauté frêle et dépourvue de venin, je ne me lasse pas de me la réciter. Le campagnol, la taupe, sombres enfants perdus dans la chimère de l’herbe, l’orvet, fils du verre, le grillon, moutonnier comme pas un, la sauterelle qui claque et compte son linge, le papillon qui simule l’ivresse et agace les fleurs de ses hoquets silencieux, les fourmis assagies par la grande étendue verte, et immédiatement au-dessus les météores hirondelles…
Prairie, vous êtes le boîtier du jour.
(p. 175)

Le patchwork animalier et végétal

Chaque animal de ce poème sera dessiné dans un format déterminé en fonction de la forme de l’animal : le format de l’orvet sera rectangulaire très allongé, par exemple. On fera de même pour tous les éléments végétaux. Tous ces formats seront réunis pour former un mur d’images.

 

A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. (p. 131)

Le grand couvert

Réaliser en carton entouré de bandes plâtrées un grand couvert (une assiette de 50 cm de diamètre au moins, un verre et fourchette et couteau à l’échelle). Le peindre aux couleurs de la liberté (bleu ciel avec des nuages blancs voir Magritte ? couleurs lumineuses ? Petits et grands soleils ?). Asseoir devant ce couvert une grande silhouette en carton. Remplir cette forme de ce qui fait Liberté : humains, animaux, paysages, œuvres d’art ?

       

René Char : bibliographie complète


Les Cloches sur le cœur, René Emile Char, avec des dessins de Louis Serrière-Renoux, Le Rouge et le Noir, Paris,1928.
Arsenal, Méridiens, avec un frontispice de Domingo, Nîmes, 1929.
Le Tombeau des secrets, avec une suite de photographies, Nîmes, 1930.
Ralentir, travaux, avec A. Breton et P. Eluard, Editions surréalistes, 1930.rtine, avec une gravure de Salvador Dali, Editions surréalistes, 1930.
L’action de la justice est éteinte, Editions surréalistes,1931.
Le Marteau sans maître, Editions surréalistes, 1934.
Moulin premier, G.L.M., 1936.Placard pour un chemin des écoliers, avec une suite de pointes sèches de Valentine Hugo, G.L.M., 1937.
Dehors la nuit est gouvernée,G.L.M., 1938.
Le Visage nuptial, édition H.C., imprimerie Beresniak, Seuls demeurent, Gallimard, 1945.
Le Marteau sans maître suivi de Moulin premier, pointe sèche de Picasso, José Corti, 1945.
Double page d'un livre paru aux éditions Burgart (Allemagne)
Éditions bilingue
Feuillets d’Hypnos, collection " Espoir ", Gallimard,
Premières Alluvions, collection " L’Age d’or " éditions Fontaine, 1946
Le Poème pulvérisé, Fontaine, 1947.
Fureur et Mystère, Gallimard, 1948.
Fête des arbres et du chasseur, avec une lithographie de Miro pour le tirage de tête, G.L.M., 1948.
Dehors la nuit est gouvernée précédé de Placard pour un chemin des écoliers, G. L. M., 1948.
Le Soleil des eaux, avec quatre eaux-fortes de Braque, Librairie Henri Matarasso, 1949.
Claire, Gallimard, 1949.
Les Matinaux, Gallimard, 1950.
Art bref suivi de Premières Alluvions, G.L.M., 1950.
Quatre Fascinants et La Minutieuse, avec une gravure de Charbonnier, sans nom d’éditeur, 1951.
Le Soleil des eaux, Gallimard, 1951.
A une sérénité crispée, avec une suite de vignettes de Fernandez, Gallimard, 1951.
La Paroi et la prairie, G.L.M., 1952.

Lettera amorosa
, collection " Espoir ", Gallimard, 1953. Ce titre a donné son nom au Printemps des Poètes 2007. Arrière-histoire du poème pulvérisé, avec une lithographie de Nicolas de Staël, Jean Hugueséditeur, 1953.
Le Rempart de brindilles, avec cinq eaux-fortes de Wilfredo Lam, Louis Broder, 1953.
A la santé du serpent, avec une lithographie de Miro pour le tirage de tête, G.L.M., 1954.
Le Deuil des Névons, avec une pointe sèche de Fernandez, Le Cormier, Bruxelles, 1954.
Poèmes des deux années, avec une eau-forte de Giacometti, G.L.M., 1955.
La bibliothèque est en feu, avec une eau-forte de Braque, Louis Broder, 1956.
Pour nous Rimbaud, G. L.M., 1956.
En trente-trois morceaux, G.L.M., 1956.
Les Compagnons dans le jardin, avec une suite de gravures de Zao-Wou-Ki, Louis Broder, 1957.
La bibliothèque est en feu et autres poèmes, G.L.M., 1957.
L ‘Abominable Homme des neiges, librairie L.F.O., Le Caire, 1957.
Le Dernier Couac, G.L.M., 1958.Cinq Poésies en hommage à Georges Braque, Edwin Engelberts, Genève, 1958.
Le Rébanqué, P.A.B., Alès, 1960, avec une suite de photographies de P.A.B.
Anthologie, G.L.M., 1960.
Les Dentelles de Montmirail, P.A.B., 1960, avec des empreintes de P.A.B.
Deux Poèmes, en collaboration avec Paul Eluard, Jean Hugues éditeur, 1960.

L’inclémence lointaine, avec vingt-cinq burins de Vieira da Silva, Pierre Bérès, 1961.
La Parole en archipel, Gallimard, 1962.
Lettera amorosa, avec vingt-sept lithographies de Braque, E. Engelberts, Genève, 1963.
Flux de l’aimant, avec dix-sept pointes sèches de Miro, Maeght, 1964.
Commune Présence, Gallimard, 1964, avec une préface de Georges Blin.
Recherche de la base et du sommet, nouvelle édition augmentée, Gallimard, 1965.
Naissance et jour levant d’une amitié, Genève, 1965.
L’Age cassant, José Corti, 1965.
Retour amont, avec quatre eaux-fortes de Giacometti G.L.M., 1965.
Trois Coups sous les arbres, théâtre saisonnier, Gallimard, 1967.
Dans la pluie giboyeuse, Gallimard, 1968.



Umain Stat mesure d'audience, compteur de visite


Alain boudet 2007